|
Remparts de Taroudant
Au-delà d’une première apparence d’homogénéité et de bonne conservation, de multiples menaces de divers ordres ont pesé sur cet ensemble architectural: séismes produisant des effets de cisaillement qui facilitent l’ouverture de fissures traversantes, humidité provenant d’infiltrations verticales et accumulation en pied de mur des eaux usées de la ville, guerres - avec emploi de l’artillerie à partir du XVème siècle, et enfin aujourd’hui, un urbanisme conquérant. Mais l’homogénéité de la construction est seulement apparente et de nombreuses reprises et travaux frappent cette construction depuis longtemps, et on pourrait plutôt parler « d’un conservatoire des techniques de la terre crue mises en œuvre pendant dix siècles ». Car, et même encore aujourd’hui, la conservation de ces remparts va de simples réparations (par exemple en sous-œuvre) aux réfections plus ou moins importantes voire jusqu’à la reconstruction - totale ou partielle - de tronçons entiers. Cela se voit sur des parties nouvellement refaites (comme en cours aujourd’hui coté ouest/gare routière) en comparaison avec des parties plus authentiques (coté nord) , où l’on peut observer des caissons de terre très réguliers, organisés en assises presque parfaitement horizontales (coffrage de dimensions habituelles sont de 0,98 m de hauteur pour une longueur allant de 1,90 à 2,10 m), où a déposé et damé une tâbiya fortement chargée en chaux (jusqu’à 42 %, dans certains cas), qui donne au matériau une couleur blanchâtre assez caractéristique. ![]() D'où l'intérêt de faire le tour de la ville en caléche !
|



